
Expertise après tempête : pourquoi l’assureur demande un drone
Une tempête vient de frapper. Les toitures sont arrachées, les bâtiments sont exposés aux intempéries et le compte à rebours est lancé. Face à un sinistre météorologique, les gestionnaires immobiliers et les syndics se heurtent immédiatement à une urgence administrative. Les compagnies d’assurance exigent des preuves visuelles précises et un chiffrage rigoureux avant de procéder à la moindre indemnisation. Historiquement, cette première étape d’évaluation imposait des contraintes matérielles majeures. Il fallait déployer une nacelle ou envoyer un artisan sur un toit rendu extrêmement dangereux par les rafales de vent. Cette méthode traditionnelle est aujourd’hui obsolète face aux enjeux de sécurité. Les chutes de hauteur restent la première cause d’accidents graves et mortels dans le BTP, représentant environ un accident du travail mortel sur cinq dans le secteur. Le risque est trop important pour une simple évaluation des dégâts. C’est pourquoi l’inspection aérienne s’impose comme la nouvelle norme dans la gestion des sinistres. Elle permet de figer la scène rapidement, de collecter des données difficiles à contester et de fournir aux experts d’assurance exactement ce qu’ils réclament pour clôturer un dossier.








